Le soleil, que se soit avec Râ pour les Égyptiens, Amaterasu pour les Japonais, Sol dans la mythologie nordique, Huitsilopochtli chez les Aztèques ou Apollon chez les Grecs (on peut aussi citer Hélios qui en est la personnification même), fut longtemps déifié voir personnifié comme pour louis XIV par exemple.
C’est dire si les humains ont depuis longtemps compris son importance dans notre vie.
Et pourtant, encore aujourd’hui, son énergie n’est que très peu exploitée au regard des autres sources d’énergie, pourtant limitées et couteuses en déchets tels que le charbon, le pétrole et le nucléaire (qui utilise un combustible qu’il faut recycler je vous le rappelle !).
En 2009, la part de l’énergie solaire dans le total des énergies utilisées, pour nos besoins quotidiens, est inférieure à 1% – représentant la part d’énergie ne venant ni de l’hydraulique (11,1%), ni du thermique à flamme (9.9%), ni du thermique nucléaire (78%) – elle représenterait seulement 0.06% en part d’énergie renouvelable qui comprend : la biomasse, l’éolien, hydraulique et la géothermie, autant dire une goutte d’eau dans un océan.
Voir les deux schémas suivants issus du site de l’EDF :
Il convient de tempérer les chiffres précédents par une très forte progression de la production de ce mode d’énergie depuis une dizaine d’années (+31.1% entre 2004 et 2006) mais qui reste tout de même marginal si on le compare avec nos voisins allemands (+160% à peu près).
Selon Science & vie, qui se base sur les chiffres fournis par l’INES (Institut National de l’Énergie solaire), il suffirait de couvrir la moitié des toits du sud de la France, en panneaux solaires, pour couvrir l’ensemble de nos besoins énergétiques.
Sachant, qu’on ne peut bien évidemment pas se contenter d’une seule source énergétique, il serait alors facile de faire cet effort, en ne couvrant qu’un quart des toits du sud de la France se qui correspondrait environ à 25% de nos besoins (plus du double de la part du thermique à flamme ou encore 1/3 de la part du nucléaire).
Alors pourquoi ne l’avons-nous pas encore fait ?
Pour plusieurs raisons ; certaines étant d’ordres politiques et d’autres financières.
Il faut savoir que les pouvoirs politiques français ont largement contribué à ce retard, en coupant tout financement du solaire pour le réinjecter dans le nucléaire, à la fin des années 70.
De nos jours, les choses ayant heureusement évolué, 60 millions d’euros sont alloués chaque année au financement de l’INES.
Afin d’en faire baisser le coût de production, celui-ci a fortement investi dans la recherche sur le silicium (matériau largement utilisé dans la fabrication de panneaux solaires photovoltaïques).
La seconde raison, évoquée ci-dessus, est que le solaire coute cher, même très cher, pour un rendement relativement faible de l’ordre de 3 à 5 $/W contre le nucléaire qui lui atteint 1 $/W.
De nos jours, beaucoup de progrès sont faits en la matière et le cout de production de l’énergie solaire est en passe de rattraper celui du nucléaire.
Cerise sur le gâteau il gagne en flexibilité au sens propre du terme, ce qui permettrait une meilleure intégration dans le paysage urbain. Comparativement les anciens panneaux, qui tout en étant rigides et lourds nécessitent une structure adaptée pour leurs installations.
Ces progrès sont dus, à la découverte de nouveaux matériaux comme les encres à base de polymères semi-conducteurs, qui remplacent très bien le silicium dans pas mal de cas.
En parallèle, les recherches sur le silicium permettent d’en augmenter le rendement, tout en abaissant le prix par l’utilisation d’un matériau moins pur et donc moins couteux.
D’autres applications utilisant une autre technologie – Le solaire thermique – permettre déjà de produire de l’énergie, grâce à des accumulateurs de chaleur à base de sel qui redistribue l’énergie même la nuit.
Comme vous avez pu le voir, le retard est flagrant en termes de déploiement, mais la recherche avance à grands pas.
Il suffirait d’une plus grande considération politique, pour basculer enfin vers une énergie plus propre.
Pour plus d’information sur le sujet je vous conseille ses quelques sites :
http://www.manicore.com/documentation/solaire.html
http://www.edf.com/html/panorama/production/renouvelable/solaire/france.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Photovoltaique
http://fr.wikipedia.org/wiki/Solaire_thermique
Et le très bon numéro 1100 de Science & vie du mois de mai 2009 qui est surement encore disponible à la commande via leur site.






Le Leclerc de saint Aunès dans l’herault a équipé ses 1300 places de parking d ‘abris pour les voitures, mais ils sont tous recouverts de panneaux solaires…
Un pas en avant
Oui ^^ un pas comme on aimerais en voir plus souvent de fait. Leclerc montre l’exemple, espérons qu’il sera suivis par d’autre tel que carrefour et auchan, qui on largement les moyens d’agir en ce sens.
Enfin l’info que je cherchais !
Mais d’où viennent tes schémas sur le site d’EDF !? C’est un peu fouillis tout ce site, avec les dossiers séparés en pdf sur chaque page.
oups, info en deuxième page, mes excuses (les chiffres datent quand même)
malheureusement oui, les chiffres datent, ce qui montre bien à quel points la France se sens concerné par le solaire….
et en haut de la page d’edf ils disent que chaque panneau de 1m² produit 100 et 200 Wc par an. Depuis quand produit on une puissance par an ? Je me demande.
c’est vrai que c’est plus parlant de parler par heures, mais peux êtres que il font la moyenne de tout les panneaux de France (vu les différences d’ensoleillement selon les régions et les saisons)
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